Directeur de Medicalis SA, enseigne spécialisée dans les métiers de la santé, David Paulou souligne les nombreux avantages du placement temporaire. Rien qu’en juin 2020, 47 collaborateurs délégués par la société affiliée à Interiman Group ont été engagés en poste fixe.

David Paulou, vous êtes le directeur de Medicalis, chez qui vous êtes entré en 2015 comme consultant, avant d’être nommé chef d’agence. Que répondez-vous à ceux qui pointent du doigt le travail temporaire?

Être travailleur intérimaire est souvent considéré comme un statut précaire, pourtant il est une véritable passerelle vers un emploi fixe et permet de découvrir une entreprise avant de signer son contrat. Le choix de l’intérim est ainsi de plus en plus plébiscité par les collaborateurs, car la flexibilité ne va pas seulement dans le sens de l’entreprise. Certes, la formule permet aux PME et grandes entreprises de s’adapter plus facilement; néanmoins, elle offre de nombreuses opportunités à ces derniers.

La formule séduit-elle vraiment?

Il est fréquent de voir des collaborateurs rester de plus en plus longtemps au sein de nos agences de placement, devenant alors de véritables collaborateurs de l’entreprise. Ainsi, notre activité s’adapte avec un processus RH interne plus important, basé sur la fidélisation, l’offre d’avantages et la relation de confiance mutuelle entre consultants et collaborateurs. Un consultant devient un véritable chef d’équipe: il gère le planning des collaborateurs selon leurs désirs et tient parallèlement compte des demandes et besoins des établissements; il suit aussi l’évolution des collaborateurs et les accompagnent dans le cadre de plans de formation et, parfois même, d’une évolution de carrière.

Comment être certain qu’une agence défend les intérêts des candidats?

Ne pas faire travailler un collaborateur n’a jamais été favorable à une agence de placement. C’est pourquoi leurs désirs sont pris en compte. Ce n’est pas toujours chose aisée, comme lorsqu’il faut faire coïncider compétence, intérêt professionnel et taux d’activité, mais il est de notre devoir de soutenir les collaborateurs dans leur démarche. Et puis il s’agit d’une véritable tendance! Une partie de nos collaborateurs souhaitent pouvoir construire leur planning en fonction de leurs besoins et non de ceux des établissements. Ils souhaitent pouvoir bénéficier de plus de congés par an, et s’offrir ainsi la possibilité de partir en voyage pendant un mois ou deux. Cette flexibilité n’est offerte par aucune autre branche. Elle n’est pas sans risques ni répercussions, mais il en serait de même partout si un tel choix était fait.

La formule est-elle viable à long terme?

Ce choix de liberté et de flexibilité n’est pas forcément souhaitable sur une longue période. Une partie des collaborateurs va donc, un jour ou l’autre, souhaiter obtenir un poste fixe au sein d’un établissement. Encore une fois, l’expérience en tant que collaborateur intérimaire donne l’opportunité d’accéder plus rapidement à ce poste, en particulier s’il connaît l’entreprise et s’il a collaboré avec elle pendant de nombreuses années. Un travailleur intérimaire sur deux a trouvé un engagement fixe dans les 24 mois qui ont suivi sa première mission.

Comment expliquez-vous ce ratio impressionnant?

Grâce à son expérience intérimaire, le collaborateur s’est forgé un C.V. et peut se targuer de connaître l’activité de différentes structures. Il possède un savoir et une connaissance du marché bien plus développés qu’un collaborateur ayant travaillé dans une seule entité. De surcroît, il développe une forte capacité d’adaptation. Un collaborateur ayant fait de l’intérim s’intégrera plus rapidement dans une nouvelle entreprise, car il a été confronté à différents environnements professionnels. Nous constatons d’ailleurs que les collaborateurs sont souvent embauchés dans les entreprises au sein desquelles ils sont intervenus en qualité d’intérimaires. L’entreprise utilisatrice y voit un double intérêt: comme elle connaît le collaborateur qu’elle engage, elle peut d’une part minimiser les risques et, d’autre part, réduire ses coûts de formation et d’intégration.

La pandémie de coronavirus a-t-elle freiné la tendance?

Au contraire. Au cours du mois de juin 2020, 47 collaborateurs ont été engagés en poste fixe à Genève. Une très grande partie d’entre eux travaillaient depuis au moins deux ans pour Medicalis. Pour l’agence, c’est une fierté, car cela prouve que nos recrutements sont de qualité et que nous avons délégué la bonne personne au bon endroit. C’est aussi et surtout la réussite d’une belle collaboration entre le consultant et le collaborateur. Toujours en juin, 98% des collaborateurs ont d’ailleurs écrit un message de remerciement à nos équipes. Nous avons ainsi le sentiment du travail et du devoir accomplis.

Quels sont aujourd’hui vos priorités?

Nous allons continuer à recruter et accompagner de nouveaux candidats, qui, un jour, auront la chance, s’ils le souhaitent, de pouvoir trouver un poste fixe. Les entreprises partenaires de Medicalis pourront continuer à bénéficier de cette source de candidats, souvent économiquement viable pour eux aussi. Ces 47 embauches nous donnent le sourire et nous rendent particulièrement fiers de l’accomplissement de ces collaborateurs qui nous suivent pour certains depuis longtemps. Nous leur adressons tous nos vœux de réussite pour la suite de leur carrière professionnelle. Et nous nous engageons à faire de l’intérim, plus que jamais, une véritable passerelle vers un poste fixe, afin d’apporter une réponse aux attentes des nouvelles générations et des entreprises.

Medicalis SA – Vous accompagner au mieux, hier, aujourd’hui et surtout demain !

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